 On ne met pas son enfant à la crèche parentale comme on le ferait chez une nounou ou dans une crèche collective. Créée et gérée par les parents des enfants qui y sont accueillis, ce mode de garde demande en effet un véritable engagement.
Un fonctionnement associatif
A la base de toute crèche parentale, il y a une association loi 1901. Une fois l’enfant accepté, les parents doivent s’inscrire dans cette association, et s’engagent à assurer un certain nombre de demi-journées de garde (en général ½ journée par semaine). Un planning est établi chaque mois afin de définir les dates de permanence des parents.
Chaque parent s’engage par ailleurs à participer à la vie associative, de l’administratif au matériel, en passant par le financier : courses, planning, animation, bricolage, recrutement des parents, recrutement des professionnels, budget, et bien sûr les assemblées générales de l’association (en général une fois par mois).
Un cadre réglementé
Une crèche parentale accueille au maximum 20 enfants. Comme toute structure d’accueil de la petite enfance, la crèche parentale doit recevoir un agrément de la PMI, qui contrôlera régulièrement les locaux, l’aménagement et l’hygiène. Un responsable technique (ou un directeur) est désigné afin d’assurer ces divers aspects.
Le personnel : des parents et des professionnels
Tour à tour, les parents se relaient pour s’occuper des enfants auprès des auxiliaires puéricultrices ou des éducatrices de jeunes enfants. Deux adultes, dont un permanent diplômé, doivent être présents à tout moment. Il existe de plus un ratio adulte/enfant à respecter, identique à celui de la crèche collective : une personne pour 5 enfants qui ne marchent pas, une personne pour 8 enfants qui marchent.
Des animatrices, une ou des aide ménagères, cuisinières viennent compléter l’équipe.
Enfin, un pédiatre, joignable à tout moment, est rattaché à l’établissement et veille à l’application des mesures préventives d’hygiène générale.
Les horaires
Ils sont définis par le règlement de la crèche.
Le projet pédagogique
Chaque crèche parentale définit un projet pédagogique, dans lequel sont indiqués les valeurs (socialisation, l'autonomie, développement personnel…), les objectifs, mais aussi, l’emploi du temps de la structure. Ce projet est plus ou moins détaillé selon les crèches.
Les démarches et conditions d’admission
Si vous êtes intéressés par ce mode de garde, prenez directement contact avec la crèche (cherchez les coordonnées sur le site de votre mairie, renseignez vous aussi sur le site de la CAF). Là, un parent responsable des admissions vous expliquera le fonctionnement de la crèche, le rôle des parents, etc. Dans certaines structures, on vous fera participer à une demi-journée au sein de la crèche afin que vous vous rendiez compte du quotidien des lieux. Une commission d’admission, composée des parents et certains employés, choisira les enfants accueillis.
Coût
Les tarifs varient en fonction des revenus des parents et du nombre d’enfants.
Les plus
- comme toute crèche, c’est un apprentissage à la vie en collectivité,
- la participation active à la garde de votre enfant,
- le projet pédagogique,
- une structure à taille humaine, avec une atmosphère familiale ; les autres parents deviennent souvent des amis… ou pas !
- la participation aux décisions de la crèche : recrutement du personnel, des parents…
Les moins
- ce mode de garde demande d’avoir plusieurs heures de libres en semaine,
- en cas de maladie contagieuse, l’enfant ne pourra être accueilli.
Julie Martory
Février 2008
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