 Encadrement professionnel, lieu de vie adapté aux enfants, activités pédagogiques, coût pas trop élevé… On comprend pourquoi la crèche collective est le mode de garde plébiscité par les français. Seul hic : une offre largement inférieure à la demande.
En collectivité
Crèche municipale, privée ou associative, le principe est le même : accueillir des enfants en collectivité, dans un lieu où tout est fait pour le confort, l’éveil et la sécurité de nos petits.
La crèche collective accueille de 20 à 60 enfants, âgés de 2 mois 1/2 à 3 ans ; elle est ouverte en moyenne de 10 à 12 heures par jour (les horaires peuvent varier d’un quartier, d'une ville à l’autre), toute l’année, sauf jours fériés. Certaines crèches proposent des horaires élargies : ouverture à 6 h, et fermeture à 22 h, voire ouverture 24h/24h. Mais attention : la durée d’accueil de votre enfant sera définie dans le contrat initial ; par exemple du lundi au vendredi, de 8h à 18h.
Comme à la maternelle, la crèche est divisée en trois sections : les tout-petits, les petits, les grands. La journée des enfants est rythmée par les siestes, les repas, les changes, les jeux et les activités d’éveil.
Un encadrement par des professionnels
Le fonctionnement, l’hygiène générale et la surveillance médicale des enfants sont réglementés et régulièrement contrôlés par la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) et la Protection Maternelle et Infantile (PMI).
L’encadrement est assuré par une directrice (titulaire d’un diplôme d’Etat de puériculture avec 5 ans d’expérience professionnelle), véritable "âme" de la crèche, entourée de son personnel : éducatrices de jeunes enfants, auxiliaires de puériculture diplômées d’Etat, mais aussi agents de service, cuisinière... Il existe un ratio précis pour le personnel d’une crèche : une employée pour 5 enfants qui ne marchent pas, une employée pour 8 enfants qui marchent.
Un médecin et une psychologue peuvent être joints, en cas de nécessité.
Quand et comment effecteur les démarches ?
Contactez votre mairie pour connaître la marche à suivre. Vous trouverez les coordonnées des crèches sur le site de votre mairie et celui de la CAF. Pour inscrire son enfant, il faut résider sur le lieu d'où dépend la crèche, et être tous deux salariés.
Le nombre de places étant, et c’est le gros problème des crèches, limité, renseignez-vous assez tôt sur les modalités et délais d’inscription. Certaines crèches accepteront l’inscription dès les premiers mois de la grossesse, d’autres seulement à partir du 6ème ; un simple coup de fil vous permettra de connaître ces dates… et de ne pas manquer l’échéance !
Après avoir constitué un dossier (livret de famille, carte d’identité, trois derniers bulletins de salaire, dernier avis d’imposition… à titre indicatif), vous rencontrerez la directrice de la crèche qui vous expliquera le fonctionnement du lieu et vous questionnera sur les raisons de votre choix de ce mode de garde. A vous de jouer ! A l’issue de cette première rencontre, une attestation d’inscription vous sera délivrée, mais vous devrez bien sûr confirmer votre inscription à la naissance de bébé.
Une commission d’attribution (2 à 3 fois par an) décidera des bébés accueillis. Sachez que les enfants ayant un frère ou une sœur fréquentant ou ayant fréquenté la crèche sont prioritaires.
Le coût
La durée de garde étant fixée dans le contrat initial, votre participation sera calculée à l’année, puis mensualisée. Le "taux d’effort" horaire varie en fonction des ressources des parents et du nombre d’enfants à charge :
- pour un enfant à charge, 0,06 % du revenu annuel net fiscal;
- deux enfants : 0,05 %,
- trois enfants : 0,04 % ,
- quatre enfants : 0,03 %.
Si, par exemple, vous avez un revenu annuel fiscal net de 35 000 € et un enfant à charge qui fréquentera la crèche 145 heures par mois, voici le calcul à effectuer :
35 000 / 12 mois = 2 916,70
2 916,70 x 0,06 % = 1,75 € de l’heure
145x 1,75 = 253,75 € par mois.
A noter : vous ne pouvez bénéficier de la Paje (Prestation d’accueil du jeune enfant), mais vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt de 25 % sur vos frais de garde annuels dans la limite de 2 300 €, soit 575 € maximum par an.
Les plus :
- un mode de garde collectif, qui familiarise votre petit bout à la vie en société,
- les activités d’éveil, le matériel pédagogique,
- le coût, moins élevé que l’assistante maternelle,
- l’encadrement par des professionnels de la petite enfance et le suivi préventif par un médecin et une psychologue,
- un lieu entièrement conçu pour les enfants : meubles adaptés, petits toboggans, piscine de ballons…
- des règles strictes qui encadrent l’hygiène, les repas.
Les moins :
- le nombre de places limité,
- en cas de maladie contagieuse (varicelle, rougeole, grippe…), les enfants ne sont pas admis. Pour les autres maladies, les directrices sont juges. Il faut donc prévoir une solution d’urgence… ou être prête à poser votre journée à chaque petite rhino !
- les crèches ont pour réputation d’être des "nids à microbes" ; normal avec des dizaines d’enfants !
- le manque de flexibilité des horaires. Si vous habitez loin de votre lieu de travail, vous serez peut-être obligée de faire appel à un second mode de garde, pour la soirée.
Julie Martory
Avril 2008.
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